dimanche, octobre 30, 2005

Paranoïaque mais mobile

La vie dans le monde réel ne consiste finalement qu'en un simple espace-temps situé entre deux moments et deux points de connexion au réseau. Comme pour se connecter, il faut un ordinateur, on peut considérer que le monde se définit comme un déplacement d'un ordinateur à un autre.
Dans ce contexte, les inconvénients des ordinateurs portables que sont leur prix et leur encombrement (imaginez-vous une fuite en milieu urbain ou montagneux avec votre laptop sous le bras!) favorisent l'adoption d'un nouveau média servant à emporter son chez-soi lors des expéditions dans la non-virtualité : la Framakey. Comme beaucoup de choses, c'est "tout bête" mais il fallait y penser : une interface embarquable sur une clef USB ou un autre média amovible, et permettant de lancer Firefox, Openoffice (dont la version 2.0, qui vient de sortir, est très aboutie et assure une excellente compatibilité avec MS Office) et Thunderbird, entres autres. La clef USB ne sert donc plus seulement à transporter ses données, mais également les programmes servant à les lire et les éditer. Ces softs se lancent pour la plupart (depuis le média movible) sans même générer de fichier temporaire sur l'ordinateur-hôte, de manière discrète. A chaque fois que l'on insère sa "Framakey" dans un PC, on se retrouve en quelques sortes à la maison, avec son client e-mail configuré sur ses comptes de messagerie, ses favoris, ses règlages dans Firefox, etc.
Il est naturellement possible d'ajouter ou de retirer des programmes et de modifier l'interface de la Framakey en conséquence. (il est, dans ce cas, recommandé de se renseigner sur la discrétion ou non, des softs ajoutés)

Naturellement, je suis bien conscient que la plupart des lecteurs des Commentaires de Pan entretiennent une saine paranoïa au sujet, entre autres choses, de leurs données informatiques. C'est, il faut bien le reconnaître, le plus grand inconvénient de la Framakey et des médias amovibles de manière générale. Il existe cependant une parade simple : le chiffrage. Bien malin (et surtout pas encore né!) qui saura violer le chiffrage des algorythmes proposés par Realcrypt (la version francophone de Truecrypt). Avec ce genre d'outils, on ne pose pas un simple cadenas sur la porte de la maison (en laissant son contenu en l'état), mais on découpe celle-ci en un puzzle de milliards de morceaux dont seule l'introduction du code permet de trouver "le truc"pour les ordonner à nouveau. La plupart de ces outils de chiffrages devraient nécessiter quelques siècles à être décodés par les gens susceptibles de vous persécuter; néanmoins, pour les membres de conspirations mondiales craingant de révéler le code de leur Framakey en raison, par exemple, de l'inconfort provoqué par la méche de la perceuse qu'un interrogateur pourrait leur faire passer à travers la rotule afin d'encourager la confidence, il est possible cacher ses volumes ou même de concevoir des dénis plausibles : révéler un mot de passe donnant accès à un autre volume chiffré (contenant, par exemple, de faux plans de domination mondiale).


Voici mon "poste de travail", on y voit, à droite, le disque USB "T..."



Al'intérieur du volume, on ne voit que le programme Realcrypt (servant à déchiffrer les données) et un étrange fichier. (il est possible de rendre "l'étrange fichier" invisible)



Ensuite, on lance Realcrypt et on lui demande de "monter un volume" auquel on attribue n'importe quelle lettre.



Magie : un nouveau disque "T" vient d'apparaître. Il restera apparent jusqu'à ce qu'on le démonte.



Voici la framakey que je viens de bricoler.



(merci à Lorenzo, le Chef D'ILYS d'avoir parlé de la Framakey)

résistance / monde réel
|| Pan, 8:54 AM || link || (6) commentaires |

samedi, octobre 29, 2005

Finlandia


Pour une fois, la radio Pan ne proposera pas de musique baroque, ni du rock. Il s'agit de musique récente : Finlandia. L'interprétation du morceau est ici confiée au philarmonique de Berlin, avec pour chef un certain monsieur Karajan.

Pour ceux qui n'auraient pas reconnu le personnage de la photo, il est recommandé de se renseigner sur le courage hors du commun et la formidable volonté de défense dont les Finnois, peu nombreux, pauvres et mal équipés, ont fait preuve lors de la tentative d'invasion soviétique.
|| Pan, 12:45 PM || link || (4) commentaires |

La mise en abîme appliquée aux élèves officiers de renseignements

Les plus jeunes d'entre nous se demandent peut-être ce qu'est une mise en abîme.

C'est très simple. Par exemple, un officier de renseignement est supposé tout savoir, tout interpréter, rechercher l'informations aux bons endroits avec les bons moyens. Supposons un cours de formation pour futurs officiers de renseignements : il seront forcément soumis à des examens, pour vérifier leur capacité à exercer leurs fonctions.

La mise en abîme intervient lorsque deux élèves sont si bien renseignés qu'ils peuvent arriver, la veille de l'examen, avec l'épreuve du lendemain et en distribuer des copies à toute la classe.

Je crois que personne n'a raté le test de hier.

monde réel
|| Pan, 12:13 PM || link || (1) commentaires |

samedi, octobre 22, 2005

Une pluie dure et des chevaux

La radio pan s'étoffe encore ce week-end. Deux chansons qui valent la peine d'être lues / écoutées en attendant que Pan se remette de sa fatigue. Dylan et Patti Smith. Salauds de gauchistes, mais sacrés poètes.
Oh, where have you been, my blue-eyed son?
Oh, where have you been, my darling young one?
I've stumbled on the side of twelve misty mountains,
I've walked and I've crawled on six crooked highways,
I've stepped in the middle of seven sad forests,
I've been out in front of a dozen dead oceans,
I've been ten thousand miles in the mouth of a graveyard,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, and it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.

Oh, what did you see, my blue-eyed son?
Oh, what did you see, my darling young one?
I saw a newborn baby with wild wolves all around it
I saw a highway of diamonds with nobody on it,
I saw a black branch with blood that kept drippin',
I saw a room full of men with their hammers a-bleedin',
I saw a white ladder all covered with water,
I saw ten thousand talkers whose tongues were all broken,
I saw guns and sharp swords in the hands of young children,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.

And what did you hear, my blue-eyed son?
And what did you hear, my darling young one?
I heard the sound of a thunder, it roared out a warnin',
Heard the roar of a wave that could drown the whole world,
Heard one hundred drummers whose hands were a-blazin',
Heard ten thousand whisperin' and nobody listenin',
Heard one person starve, I heard many people laughin',
Heard the song of a poet who died in the gutter,
Heard the sound of a clown who cried in the alley,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.

Oh, who did you meet, my blue-eyed son?
Who did you meet, my darling young one?
I met a young child beside a dead pony,
I met a white man who walked a black dog,
I met a young woman whose body was burning,
I met a young girl, she gave me a rainbow,
I met one man who was wounded in love,
I met another man who was wounded with hatred,
And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard,
It's a hard rain's a-gonna fall.

Oh, what'll you do now, my blue-eyed son?
Oh, what'll you do now, my darling young one?
I'm a-goin' back out 'fore the rain starts a-fallin',
I'll walk to the depths of the deepest black forest,
Where the people are many and their hands are all empty,
Where the pellets of poison are flooding their waters,
Where the home in the valley meets the damp dirty prison,
Where the executioner's face is always well hidden,
Where hunger is ugly, where souls are forgotten,
Where black is the color, where none is the number,
And I'll tell it and think it and speak it and breathe it,
And reflect it from the mountain so all souls can see it,
Then I'll stand on the ocean until I start sinkin',
But I'll know my song well before I start singin',
And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard,
It's a hard rain's a-gonna fall.







The boy was in the hallway drinking a glass of tea
From the other end of the hallway a rhythm was generating
Another boy was sliding up the hallway
He merged perfectly with the hallway,
He merged perfectly, the mirror in the hallway

The boy looked at Johnny, Johnny wanted to run,
but the movie kept moving as planned
The boy took Johnny, he pushed him against the locker,
He drove it in, he drove it home, he drove it deep in Johnny
The boy disappeared, Johnny fell on his knees,
started crashing his head against the locker,
started crashing his head against the locker,
started laughing hysterically

When suddenly Johnny gets the feeling he's being surrounded by
horses, horses, horses, horses
coming in in all directions
white shining silver studs with their nose in flames,
He saw horses, horses, horses, horses, horses, horses, horses, horses.
Do you know how to pony like bony maroney
Do you know how to twist, well it goes like this, it goes like this
Baby mash potato, do the alligator, do the alligator
And you twist the twister like your baby sister
I want your baby sister, give me your baby sister, dig your baby sister
Rise up on her knees, do the sweet pea, do the sweet pee pee,
Roll down on her back, got to lose control, got to lose control,
Got to lose control and then you take control,
Then you're rolled down on your back and you like it like that,
Like it like that, like it like that, like it like that,
Then you do the watusi, yeah do the watusi

Life is filled with holes, Johnny's laying there, his sperm coffin
Angel looks down at him and says, “Oh, pretty boy,
Can't you show me nothing but surrender ?”
Johnny gets up, takes off his leather jacket,
Taped to his chest there's the answer,
You got pen knives and jack knives and
Switchblades preferred, switchblades preferred
Then he cries, then he screams, saying
Life is full of pain, I'm cruisin' through my brain
And I fill my nose with snow and go Rimbaud,
Go Rimbaud, go Rimbaud,
And go Johnny go, and do the watusi, oh do the watusi

There's a little place, a place called space
It's a pretty little place, it's across the tracks,
Across the tracks and the name of the place is you like it like that,
You like it like that, you like it like that, you like it like that,
And the name of the band is the
Twistelettes, Twistelettes, Twistelettes, Twistelettes,
Twistelettes, Twistelettes, Twistelettes, Twistelettes

Baby calm down, better calm down,
In the night, in the eye of the forest
There's a mare black and shining with yellow hair,
I put my fingers through her silken hair and found a stair,
I didn't waste time, I just walked right up and saw that
up there -- there is a sea
up there -- there is a sea
up there -- there is a sea
the sea's the possibility
There is no land but the land
(up there is just a sea of possibilities)
There is no sea but the sea
(up there is a wall of possibilities)
There is no keeper but the key
(up there there are several walls of possibilities)
Except for one who seizes possibilities, one who seizes possibilities.
(up there)
I seize the first possibility, is the sea around me
I was standing there with my legs spread like a sailor
(in a sea of possibilities) I felt his hand on my knee
(on the screen)
And I looked at Johnny and handed him a branch of cold flame
(in the heart of man)
The waves were coming in like Arabian stallions
Gradually lapping into sea horses
He picked up the blade and he pressed it against his smooth throat
(the spoon)
And let it deep in
(the veins)
Dip in to the sea, to the sea of possibilities
It started hardening
Dip in to the sea, to the sea of possibilities
It started hardening in my hand
And I felt the arrows of desire

I put my hand inside his cranium, oh we had such a brainiac-amour
But no more, no more, I gotta move from my mind to the area
(go Rimbaud go Rimbaud go Rimbaud)
And go Johnny go and do the watusi,
Yeah do the watusi, do the watusi ...
Shined open coiled snakes white and shiny twirling and encircling
Our lives are now entwined, we will fall yes we're together twining
Your nerves, your mane of the black shining horse
And my fingers all entwined through the air,
I could feel it, it was the hair going through my fingers,
(I feel it I feel it I feel it I feel it)
The hairs were like wires going through my body
I I that's how I
that's how I
I died
(at that Tower of Babel they knew what they were after)
(they knew what they were after)
[Everything on the current] moved up
I tried to stop it, but it was too warm, too unbelievably smooth,
Like playing in the sea, in the sea of possibility, the possibility
Was a blade, a shiny blade, I hold the key to the sea of possibilities
There's no land but the land

looked at my hands, and there's a red stream
that went streaming through the sands like fingers,
like arteries, like fingers
(how much fits between the eyes of a horse?)
He lay, pressing it against his throat (your eyes)
He opened his throat (your eyes)
His vocal chords started shooting like (of a horse) mad pituitary glands
The scream he made (and my heart) was so high (my heart) pitched that nobody heard,
No one heard that cry,
No one heard (Johnny) the butterfly flapping in his throat,
(His fingers)
Nobody heard, he was on that bed, it was like a sea of jelly,
And so he seized the first
(his vocal chords shot up)
(possibility)
(like mad pituitary glands)
It was a black tube, he felt himself disintegrate
(there is nothing happening at all)
and go inside the black tube, so when he looked out into the steep
saw this sweet young thing (Fender one)
Humping on the parking meter, leaning on the parking meter

In the sheets
there was a man
dancing around
to the simple
Rock & roll
song


culture / vie du blog
|| Pan, 9:54 PM || link || (32) commentaires |

C'est grave

You are a

Social Liberal
(76% permissive)

and an...

Economic Conservative
(81% permissive)

You are best described as a:

Libertarian










Link: The Politics Test on Ok Cupid
Also: The OkCupid Dating Persona Test

Je tiens à préciser que ce test est emphatique. Je ne suis pas libertarien. Je suis seulement presque libertarien. Le presque compte aussi. Enfin, la direction générale est correcte.


monde réel / résistance
|| Pan, 4:00 PM || link || (20) commentaires |

jeudi, octobre 20, 2005

GPS et neutralité

S'il est juste, ainsi que vient de le faire remarquer judicieusement le conférencier d'un des cours de la journée, que la dépendance envers le système GPS nous rend dépendants de qui contrôle cet outil ( les Américains ) , il n'y a aucune raison sérieuse de se réjouir de la participation de la Suisse au système Galileo puisque nous ne maîtrisons pas complètement ce dernier. En fait, comme dans presque tous ce qui concerne nos relations avec l'UE, nous payons sans rien contrôler. On pourrait dire qu'il offre un complément à son pendant US, qu'il peut servir de remplacement en cas de limitation ou de perturbation du GPS ou n'importe quoi dans ce goût-là, mais en aucun cas qu'il s'agit d'un "progrès stratégique vers plus d'indépendance" ainsi que je viens de me l'entendre dire! Il s'agit d'un aveu implicite de choix politique, et qui plus est d'un mauvais choix, justement.
Premièrement, je pense qu'il ne faudra jamais choisir entre "l'Europe" et les Etats Unis, et deuxièmement, s'il fallait le faire, je ne choisirais pas "l'Europe". (Et d'ailleurs, quelle "Europe"? Celle qui se couche devant les dictatures de Cuba, d'Irak et d'ailleurs?) Le jour où il faudrait "choisir" (j'emploie les termes de l'instructeurs), cela signifierait que l'Europe aurait atteint le bout de la pente qu'elle est en train de prendre : la Cubaification.

Et je ne défendrai jamais Castro, même s'il habite à Bruxelle.

monde réel
|| Pan, 5:25 PM || link || (3) commentaires |

mercredi, octobre 19, 2005

0 faute

Eh oui...
Je viens de réussir ce sacré test (j'ai même eu le temps de boire deux litres de bière depuis) avec 0 fautes. Me revoici donc dans la course.
Voilà.
En fait, il suffit de travailler, d'étudier, d'y passer quelques heures, et tout devient facile.

Il y a un truc qui ne me plaît pas dans ce cours, cependant. Je viens d'apprendre que le mur de Berlin est tombé en 1989. J'ai cru comprendre que cela signifie de les forces du pacte de Varsovie ne constituent plus une menace et qu'il est par conséquent immoral de tuer un communiste. Chienne de vie. Si j'avais su...

Enfin, d'une manière générale, je suis déçu en bien par la matière, la densité (0700-2200) et la qualité du cours.

monde réel
|| Pan, 10:05 PM || link || (6) commentaires |

lundi, octobre 17, 2005

Echec

Bon.
J'ai du vieillir. Ou sous-estimer le truc. Je viens de rater monumentalement (genre 20% de réponses justes) le test d'entrée de l'école d'officier de renseignement. Peut-être que j'aurais du étudier comme demandé sur la lettre qui accompagnait l'ordre de marche.
En tous cas, dans la bonne tradition militaire, je suis bon pour le refaire une de ce nuits, et j'ai intérêt à ne pas rater, cette fois.

monde réel
|| Pan, 3:23 PM || link || (5) commentaires |

samedi, octobre 15, 2005

Absence militaire



Jusqu'au début novembre, les commentaires de Pan se feront beaucoup plus rares, ce dernier étant retenu sous les drapeaux.
Merci à tous ceux qui ont suivi les commentaires jusque-là.

Je peux déjà vous dire que le retour se fera avec une nouveauté de taille...

A bientôt.

Pan.

vie du blog
|| Pan, 4:48 PM || link || (5) commentaires |

vendredi, octobre 14, 2005

Eugénisme, cacogénisme et libre arbitre



Suite à une intéressante discussion sur la pertinence de la liberté de s'auto-détruire (ou non) par les drogues et de la nécessité (ou non) d'engager les moyens de l'état au service de la prohibition des stupéfiants, deux ou trois réflexions semblent pertinentes suite aux arguments avancés.
Un axe inédit de défense de la politique de prohibition a en effet été avancé : le facteur génétique. Cette manière d'aborder la question consistant à penser que les toxicomanes sont simplement affligés d'une prédisposition génétique (d'une tare héritée en naissant, donc) soulève quelques autres problèmes.
Le mot "eugénisme", de par sa connotation héritées des sinistres expériences des régimes de l'axe de la seconde guerre mondiale, constitue presque une forme de tabou de nos jours. Rappelons que l'enjeu consiste à rendre "l'espèce" génétiquement meilleure. Le cas d'école en est l'image (sans doute inexacte) que les gens se font d'une certaine politique de la Sparte antique. L'inconvénient d'un tel système, en dehors même de toutes considérations morales, réside dans la forte probabilité de se tromper dans la détermination du choix des facteurs génétiques devant être "améliorés". Ce genre de pratiques consistant à se substituer à la nature demeure donc dans tous les cas un exercice périlleux dans ses chances de réussites, et surtout très contestable d'un point de vue éthique.
S'il existe un mot "eugénisme" il n'est pas difficile d'imaginer la possibilité d'un "cacogénisme". Il s'agirait du contraire exact de l'eugénisme : la favorisation des plus mauvais. Normalement, sans nécessiter d'intervention sauvage et meurtrière nationale socialiste ou spartiate, le cours normal des choses laisse les gagnants gagner, et perdre les perdants. Les humains n'étant jamais vraiment seuls, vivant en interaction les uns avec les autres, les "perdants" profitent en réalité des réalisations des gagnants et, le contexte changeant, se retrouveront peut-être à leur tour les mieux adaptés à une nouvelle situation.
Si l'eugénisme, de par son caractère arbitraire et peu scientifique choque en tant qu'intervention artificielle, il ne devrait pas en être autrement du cacogénisme. La question est : pourquoi, si les toxicomanes sont "prédisposés" faut-il sacrifier les gens "normaux" pour eux?
En quoi la défense de tarés (car c'est bien ainsi que l'on doit appeler une éventuelle prédisposition au suicide toxique) doit-elle se faire au détriment de ceux qui ne sont pas atteints d'une telle tare? Le coût financier, la perte d'énergie et l'entretien et la protection du marché de la mafia sont-ils des "acquis sociaux" assez positifs pour justifier le saignement fiscal des contribuables nécessaire à leur perpétuation? Non, naturellement, il n'existe en conséquence que deux arguments (non exclusifs) en faveur de la prohibition : la protection des individus contre-eux-mêmes (cacogénisme), et la protection des honnêtes gens par la prévention de la délinquance provoquée par la consommation de drogues addictives (peines préventives).
Pour le prohibitionniste, le choix entre cacogénisme et institution de peines préventives n'est certainement pas une chose aisée. Dans la mesure cependant où l'eugénisme, qui consiste pourtant à vouloir à améliorer "l'espèce", est déjà plus que contestable, il n'est aucune justification possible à des pratiques consistant à empirer génétiquement "l'espèce". A choisir entre deux maux, l'argument des peines préventives semble préférable.
A ce titre, comme la protection des personnes contre elles-mêmes en supposant un facteur génétique n'a aucun sens, on se retrouve au final avec les même conséquences, exactement, qu'en partant de l'hypothèse que les individus sont libres et responsables, et doivent donc assumer leur choix, y compris dans d'éventuelles pratiques suicidaires. L'argument génétique déplace seulement la discussion du domaine philosophique au domaine eugénique/cacogénique mais ne change finalement rien aux conclusions que l'on peut tirer d'un triste phénomène tel que la toxicomanie et sa prohibition.
culture / résistance
|| Pan, 6:38 AM || link || (0) commentaires |

jeudi, octobre 13, 2005

Entre le marteau et l'enclume



1. Le marteau
L'Irak est un pivot, un centre de gravité où une partie de l'histoire se tient pour le moment suspendue entre plusieurs déséquilibres. C'est un axe, c'est là que les forces balancent l'avenir, que des manières de voir s'affrontent.
Que l'on puisse ne pas avoir été convaincu par l'argumentation anglo-saxonne pour entrer en guerre (y est-on vraiment entré à ce moment-là seulement, d'ailleurs?) est une chose, mais pousser l'aveuglement jusqu'à ne pas voir que la non participation à la guerre n'évitera à personne (au contraire!) le partage des conséquence d'une défaite relève d'une cécité auto-destructrice totale.
Né dans les montagnes d'Afghanistan contre les soviétiques, entretenu dans la terreur des Arabes de l'OLP contre les Juifs, galvanisé dans collines et les plaines du Kossovo contre les Serbes, le jihadisme se retrouve pour la première fois en Irak (et en Afghanistan) directement confronté à des troupes occidentales.
Dans tous leurs conflits précédents, malgré leur dialectique de déments, il ont été soutenus par l'occident : par les Américains en Afghanistan, les nations unies (euphémisme poli) en Israël, l'OTAN (euphémisme poli) au Kossovo. Ils se gargarisent de victoires contre "l'occident" mais ils gagnent par l'occident. Pas en Irak. Pas cette fois. Chacune de leurs "victoires" passées, bien qu'usurpées, les a rendus plus populaires, plus sûrs. A chaque fois (retrait des troupes russes, retrait des Serbes du Kossovo, retrait de Gaza) ils se sont sentis confirmés dans leur fanatisme expansionniste. Que se passerait-il, dans la tête des gens, s'ils triomphaient dans leur première vraie confrontation directe? La question me semble valoir la peine d'être posée.
Pour faire simple, la réponse à cette question fait qu'une telle éventualité n'est pas souhaitable du tout. Pour employer un langage modéré, le "camp de la paix" rassemble un clique de lâches, de trâitres, de complices et de suicidaires.

2. L'enclume
L'autre menace est à la fois plus diffuse et plus proche. Elle est favorisée par la première. Cette menace, c'est "1984" de Orwell. C'est un monde surveillé, un monde où les individus auraient abdiqué, auraient renoncé à leur responsabilité. C'est un enfer soviétique, mais en plus mou. Une perfusion continelle de morphine sociale.
La schizophrénie devient évidente lorsque l'on considère que certains politiciens, en refusant d'aider nos troupes dans leur combat contre les assassins en Irak, encouragent de fait le terrorisme grâce aux petites chances de triomphe ainsi offertes, et prétendent ensuite vouloir "lutter contre la terreur" en mettant les honnêtes gens sous écoute, en censurant le net, en accordant plus de pouvoirs à la police, en fliquant toujours d'avantage une population imbécile et facilement convaincue que c'est pour son bien.
On veut empêcher les imanms de parler ici, mais on les laisse assassiner en Irak. Mais qui croit-on réellement pénaliser avec ce genre de politique? Certainement pas eux, qui se réjouissent de notre cheminement vers le contrôle des pensées.
Encore 5 ans à ce rythme et il fera mieux vivre en Iran qu'en Europe. Bravo.

Nous sommes vraiment cernés de près, ces temps-ci.
terrorisme / marche de l'oppression
|| Pan, 6:19 AM || link || (1) commentaires |

mardi, octobre 11, 2005

Mon conservatisme et le sens de la chronologie


Cet article fait écho à une première proposition de définition.
Je vais tenter d'y apporter quelques compléments.


La rumeur des "progressistes" autoproclamés voudrait que le conservateur soit une être ayant un problème avec la modernité. La profusion de blogs conservateurs et la proportion étonnante d'acteurs de la nouvelle économie se revendiquant du conservatisme détruit rapidement une telle affirmation. La réalité, ce n'est pas que les conservateurs ont un problème avec le présent, mais que les "progressistes" ont de graves soucis avec le passé. Le conservateur ne rejette pas le présent, il le mesure simplement à ce qu'il connaît de son histoire; il le juge avant avant de s'y jeter tête baissée en réinventant la roue (dans le meilleur des cas) ou le goulag (comme trop souvent).
Etre conservateur consiste aussi à regarder la vie avec une forme d'optimisme. A l'inverse, les caliméros se sentent victimes du présent et de lassociété. Ils se positionnent ainsi en jouets du système, se refusant toute responsabilité dans l'état (et surtout l'évolution) de leur situation. Il existe deux sorte de caliméros, et tous deux partagent une même foi en une époque purement imaginaire. C'est même à cette théologie du moment fictionnel qu'on les reconnaît le mieux. Les "progressistes" pensent qu'une "époque bénie" est à venir et ils détruisent le présent au nom de ce fantasme d'un futur qui ne viendra heureusement pas. Les caliméros nostalgiques, eux, regrettent un passé n'ayant jamais existé; ce sont des romantiques massacrant le présent pour faire revenir un moment qui n'est jamais venu. Tous, ils se shootent au temps-béni pour ne pas admettre que le présent les effraie, ne pas s'avouer qu'ils sont libres et que leurs actions influencent la condition qui est la leur. Le conservateur est quelqu'un qui, sachant d'où il vient, fait ce qu'il faut dans le présent pour aller où il veut. Il voit le présent comme la conséquence de l'histoire, et le plus élémentaire souci de cohérence l'empêcherait d'idéaliser un passé ayant produit un présent qui ne lui conviendrait pas. De même, il ne voit pas pourquoi la destruction de tout ce qui contribue au bonheur depuis des siècle provoquerait l'avénement d'un monde merveilleux.



Etre conservateur ne consiste donc pas seulement à éviter de se brûler la main chaque jour pour savoir que le feu ça brûle, cela consiste aussi à avoir une perception réaliste de la chronologie.




culture / résistance
|| Pan, 2:31 AM || link || (3) commentaires |

lundi, octobre 10, 2005

Cities Will Fall




Cities Will Fall (Elysian Fields)

Born of your rib was my first catacomb
Back raging inside you
I finally felt home
How could I prepare for the final feedback
Now I’m scanning the heavens and ballin the jack
We traded our secrets, melted the chill
He wept in my water
He’s rising it still
Sucked on the marrow until we were blind
In the wake of this nightmare I’m losing my mind
You said cities will fall
Cities will fall
Have no regrets in spite of it all
As the walls tumble down
I won’t rest ’til I’ve found you
Parallel wave length anointed musk waves
Pornography gardens winding our maze
Delivered my shame to your altar divine
And now I’m your prisoner
Embalmed in your shrine
You said cities will fall
Cities will fall
Have no regrets in spite of it all
As the walls tumble down
I won’t rest ’til I’ve found you
My sacrosanct priest, my medicine man
Bathing me, blazing me utopian
Apocalypse rising
We saw it play out
Chasing the moon
Your siren’s devout
You said cities will fall
Cities will fall
Have no regrets in spite of it all
As the walls tumble down
I’ll be wrapped around you

culture / vie du blog
|| Pan, 6:38 PM || link || (3) commentaires |

La survie au quotidien

Les hommes nouveaux ne sont pas seulement autistes; nous avons beaucoup d'autres qualités. En effet, non contents d'échapper au contact sinistre des imbéciles, dont la plus grande force est la densité au mètre carré, par la stratégie de l'isolement sociA#%* (rien à faire, ce mot ne passe pas), nous communiquons entre nous grâce à internet, discussion qui nous était autrefois difficile en raison du temps perdu avec les imbéciles, justement. En fait, nous ne sommes pas réellement autistes; seuls les autres le pensent parce que nous ne comprenons plus leur langue (mais l'avons nous jamais comprise?) et que nous avons des lectures, des références qui leur sont étrangères; nous entretenons en réalité de nombreux échanges entre nous.
Contrairement à ce qu'en dit la propagande collectiviste, nous n'avons pas de problème avec le monde réel. Seuls les autres humains qui s'y trouvent nous dérangent véritablement. Souvent même, comme les chasseurs de mammouths d'autrefois, nous n'hésitons pas à déconnecter nos ordinateurs et à partir dans le monde réel, loin de la civilisation, pour ramener de quoi manger. Parfois aussi, nous y allons pour le simple plaisir, pour jouer. On essaie alors de se déguiser, on emploie un vocabulaire adapté aux autres pour ne pas se faire remarquer. Les meilleurs d'entre nous ont sillonné les endroits les plus mal famés et les plus dangereux du globe, ceux dont la population indigène est la plus dangereuse, la plus étrangère à l'intelligence et la plus barbare : Paris, Genève, Bonn... Autant d'endroits remplis de censeurs collectivistes et autres juges-qui-font-l-histoire-a-la-place-des-historiens. Certains parviennent en ces lieux maudits en ouvrant la porte de la cage d'escaliers, tandis que d'autres ont besoin de portes d'avion ou de trains pour cela.
Mais nous savons que notre intelligence, avant de rencontrer une autre intelligence, doit passer par un réseau de câbles, de fibres optiques ou d'ondes spatiales situés dans le monde réel et sur lesquels les imbéciles peuvent donc agir; et cela nous inquiète. En plus de nous enfermer, de nous soigner, ils peuvent donc nous empêcher de communiquer afin de nous rendre effectivement autistes. Nous vivons donc dans une saine prudence; ils préfèrent dire que nous sommes paranoïaques (et pourtant!). La préparation de la fuite à travers le monde réel est donc une priorité vitale, et nous dressons l'oreille lorsque des mots comme passeport, carte verte ou job opportunities résonnent autour de nous. En cas de descente de la police de la pensée, nous avons des scénarios tout prêts pour nous faire passer pour des fous.

Notre vie est à la fois trépidante et terrible. Et pourtant nous ne sommes pas des héros; seulement des gens responsables qui assument.

marche de l'oppression / résistance / terrorisme
|| Pan, 1:19 AM || link || (3) commentaires |

samedi, octobre 08, 2005

La réflexivité des couches

Des travaux de recherche récents ont démontré que l'état est quantique et que les peintres sont des ordures. La science vient maintenant de faire un nouveau pas en avant grâce à la découverte que voici : plus on monte, plus les couches sont réflexives.

La wikipedia nous propose la définition suivante de la réflexivité :

En mathématique, la réflexivité est la propriété d'une relation binaire qui met en relation tout élément avec lui-même


Voyons maintenant pourquoi cela s'applique aux institutions.
En général, il n'existe presque rien de réflexif dans le monde réel. Par exemple, une machine à laver n'est pas réflexive puisqu'elle sert à laver le linge, et je ne ne suis pas réflexif non-plus, puisque je sers à payer les fonctionnaires, etc.
A ce titre, on s'efforce généralement de créer des institutions utiles. Par extrapolation, on part du principe erroné que "puique les classeurs classent, que les enseigants enseignent et que les policiers font respecter la lois, les autre administrations servent forcément à quelque chose". La réflexivité, en dehors de la théologie et des mathématiques, est en effet un concept si rare que les gens peinent à le concevoir.
Observons maintenant quelques couches réflexives pour bien saisir le principe. L'union européenne avoue un budget général 2005 de 116,55 milliards d'euros en augmentation de 6% par rapport à 2004. Deux questions se posent alors :

1. S'agit-il de tâches que les états membres délèguent à l'UE, auquel cas le nombre des fonctionnaires nationaux serait en diminution?
(il semble que non)

2. S'agit-il de nouvelles tâches ayant sensiblement amélioré la situation (économie, niveau scolaire, criminalité, respect des libertés individuelles, justice, etc) des états membres?
(la réponse est bien sûr non, puisque tous les critères cités ont au contraire tendance à empirer)

Une fois ces deux questions posées, et après y avoir répondu deux fois par la négative, la preuve de la réflexivité des couches supérieures est faite.
Il semblerait même que le niveau de réflexivité soit inversément proportionnel au niveau légal auquel les institutions prétendent jouer.
Maintenant, évoquer les nations unies me fait frissoner; cela relève de l'expérience mystique.

marche de l'oppression
|| Pan, 8:19 PM || link || (5) commentaires |

Mon chien et le politiquement correct

Avant de fertiliser le gazon du jardin de mes parents, mon chien était un animal sympathique avec lequel je m'entendais bien. Il avait contre lui quelques limitations intellectuelles et une certaine difficulté à exprimer des concepts compliqués, mais sa bonne humeur et sa loyauté compensaient largement ces petits handicaps.
A l'époque déjà, je lui demandais son avis sur certaines question, et j'essayais de deviner sa réponse. L'exercice était intéressant, parce qu'en essayant de penser comme mon chien, je faisais table rase de certains axiomes présupposés : ce dernier était en effet avant tout un être simple incapable de supporter les contradictions (si c'est interdit, c'est interdit; si c'est permis, c'est permis). En imaginant ce qu'il aurait pensé dans certains débats, j'en faisais parfois apparaître les incohérences.

Par exemple, après avoir lu le journal, j'aurais pu soupirer en lui demandant "Et toi, qu'est-ce que tu en penses, de la tolérance?"
Il m'aurait alors aboyé que (traduction) :

"- soit la tolérance est une valeur morale, et les cultures intolérantes sont objectivement moins bonnes que les cultures tolérantes.
- soit tout est égal à tout, et la tolérance n'est pas une valeur morale."

A quoi j'aurais rétorqué "Oui, mais tu as vu le journal... et le politiquement correct, alors? N'est-ce pas une troisième possibilité?"

Mon chien m'aurait regardé d'un air troublé, essayant désespérément de comprendre. Une fois de plus, les limites de sa capacité d'abstraction auraient été atteintes.

Les chiens sont des animaux trop cohérents pour lire les journaux.

résistance
|| Pan, 2:52 AM || link || (3) commentaires |

vendredi, octobre 07, 2005

L'Enéide et passage de témoin

Arma virumque cano, Troiae qui primus ab oris
Italiam, fato profugus, Laviniaque venit
litora, multum ille et terris iactatus et alto
vi superum saevae memorem Iunonis ob iram

Je chante les combats et le héros qui fuit les rivages de Troie
et qui, prédestiné, parvint le premier en Italie, aux bords de Lavinium;
il fut longtemps malmené sur terre et sur mer par les dieux tout puissants,
à cause de la colère tenace de la cruelle Junon

culture
|| Pan, 12:49 AM || link || (3) commentaires |

jeudi, octobre 06, 2005

Quis custodiet custodiem et le massacre gauchiste

L'une des raisons du mot "presque" dans l'expression "presque libertarien" vient de la conviction que l'état est un mal nécessaire pour régler harmonieusement les rapports des citoyens entre eux (par la loi) et défendre ces derniers des hors-la-lois intérieurs (police) et extérieurs (armée). L'état n'est pas la source du droit; il est celui qui rédige ce que le peuple dicte, celui à qui on demande d'appliquer et de faire appliquer le droit.

Intéressons-nous maintenant au monde réel. Nous allons voir comment un état européen, en violant sa propre loi, prépare le massacre de nombreux innocents. L'Espagne est gouvernée par quelqu'un qui, une fois élu, non content d'abandonner les Irakiens aux mains de barbares de la pire espèce (entre autres forfaits), régularise les gens rentrés illégalement en Espagne. Il vient donc de dire que ce qui est illégal est en fait, pour une fois, légal. Au nom de cette bonne vieille morale puant la condescendance (par respect pour le copyright des socialistes et autres faiseurs de goulags, je n'utilise pas le mot raciste) stipulant que les Africains sont incapables de s'en sortir et qu'il faut soit les aider, soit les accueillir. Ionesco avait du talent dans l'absurde, Zapatero n'en a pas.
En quittant l'Irak, il a seulement été lâche et populiste. Cette fois, il crée un précédent criminel : il montre que l'état se fout de ses propre lois et il dit à tous les miséreux d'Afrique que l'on peut aller illégalement en Espagne, et finir par y obtenir des papiers. La nature a horreur du vide, et il arrive ce qui devait arriver : une terrible montée en puissance de la pression de l'immigration sur l'Espagne. Aucun pays européen n'est capable d'accueillir tous les habitants de l'Afrique noire, et le pays de Zapatero n'y fait pas exception. Ses forces de polices, pour repousser des candidats à l'immigration clandestine, dont le plus grand défaut est d'être logiques (si mes cousins ont été régularisés, pourquoi pas moi?) là où le premier ministre espagnol est seulement cynique et démago, devront user de violence. Cette violence fera inévitablement des victimes.

Ni les policiers espagnols, ni les immigrants désespérés ne sont réellement responsables de ce désastre. A leur manière, ils sont seulement cohérents dans la tragédie que leur écrit Zappatero entre deux discours sur les droits de l'homme.

marche de l'oppression
|| Pan, 12:41 AM || link || (7) commentaires |

mardi, octobre 04, 2005

Du baroque par deux allumés

Du nouveau dans la radio Pan.

Bobby Mc Ferrin et Yo-Yo Ma ont interprété des airs connus avec beaucoup d'inspiration, d'humour et d'originalité . Voici leur version d'un air de Bach. Juste du violoncelle et de la voix. Drôle et somptueux.









culture / vie du blog
|| Pan, 5:49 PM || link || (8) commentaires |

Les peintres en bâtiment et la caste des politiques


Après avoir convaincu les citoyens contribuables de l'utilité des tenues polaires sous la canicule, l'étape suivante consiste naturellement leur faire cesser de se poser des questions sur la marche de leur pays et de demander des compte comme s'ils étaient en démocratie. A cet effet, le moyen le plus simple est de leur expliquer qu'ils ne doivent pas s'intéresser à la vie publique en raison de leur manque de connaissances en la matière. Peut-être qu'à force de leur crier dans les oreilles qu'il leur manque les compétences techniques nécessaires à appréhender le débat politique, ils finiront par y croire.

Par exemple, je ne suis pas peintre en bâtiment. Mais la façade de la maison que je construis doit être peinte. Comme je reconnais qu'il me manque des compétences techniques pour le faire moi-même, j'appelle un peintre.

***
[On sonne à la porte d'une villa en construction : "ding dong!" Monsieur Contribuable vient ouvrir.]

[le peintre] Bonjour, je suis monsieur Technocrate, le peintre que vous avez appelé pour votre façade.
[monsieur Contribuable] Bonjour, bonjour, je peux vous servir un café pendant que je vous explique comment j'ai pensé que ma façade pouvait...
[le peintre] Non. Je veux deux cafés. Et une tarte à la crème aussi. Et une bière, après.
[Monsieur Contribuable] Euh... oui, bon. Bref, pour la façade, je vous montre un échantillon de la couleur que j'ai choisie avec mon épouse pour notre nouvelle maison. Vous voyez, je pense que...
[le peintre] Ah non, monsieur, votre couleur est immonde. Je vais le faire en vert pomme, ça ira très bien avec vos volets jaunes.
[monsieur Contribuable] Mais enfin, monsieur Technocrate, c'est ma maison, c'est moi qui paie et...
[le peintre] Taratata! Vous êtes peintre?
[monsieur Contribuable! Non mais je suis le cli...
[le peintre] Alors vous ne connaissez rien à la peinture. Comment prétendez-vous choisir la couleur puisqu'il vous manque les compétences techniques en peinture?

[Deux mois plus tard, le travail sera fait ainsi que l'aura décidé le peintre. Puis, monsieur Contribuable recevra une facture deux fois plus élevée que le devis et paiera sous la menace des poursuites.]
***

marche de l'oppression
|| Pan, 12:07 PM || link || (4) commentaires |

No duty to retreat

Grâce à Turion Lugol, j'ai eu connaissance d'une loi votée cette année par les chambres de la Floride allant dans le sens d'un élargissment du droit de légitime défense armée. En effet, cette loi annule le stupide devoir de fuite. Pourquoi, surtout si l'on défend sa propriété et que l'on a les moyens de se défendre, fuir devant les truands?
Au moment où l'on pouvait se poser des question sur l'évolution du respect de la personne aux Etats Unis avec le trés problématique Patriot Act, ce genre de progrès rassure. Cette loi vient de prendre effet le premier octobre.
Les ajouts à l'ancienne loi de légitime défense sont soulignés, les parties abrogées sont raturées.

58776.013 Home protection; use of deadly force; presumption
59of fear of death or great bodily harm.--
60(1) A person is presumed to have held a reasonable fear of
61imminent peril of death or great bodily harm to himself,
62herself, or another when using defensive force that is intended
63or likely to cause death or great bodily harm to another if:
64(a) The person against whom the defensive force was used
65was in the process of unlawfully and forcefully entering, or had
66unlawfully and forcibly entered, a dwelling, residence, or
67occupied vehicle, or if that person had removed or was
68attempting to remove another against that person's will from the
69dwelling, residence, or occupied vehicle.
70(b) The person who uses defensive force knew or had reason
71to believe that an unlawful and forcible entry or unlawful and
72forcible act was occurring or had occurred.
73(2) The presumption set forth in subsection (1) does not
74apply if:
75(a) The person against whom the defensive force is used
76has the right to be in or is a lawful resident of the dwelling,
77residence, or vehicle, such as an owner, lessee, invitee, or
78titleholder, and there is not an injunction for protection from
79domestic violence or a written pretrial supervision order of no
80contact against that person;
81(b) The person or persons sought to be removed is a child
82or grandchild, or is otherwise in the lawful custody or under
83the lawful guardianship, of the person against whom the
84defensive force is used;
85(c) The person who uses defensive force is engaged in an
86unlawful activity or is using the dwelling, residence, or
87occupied vehicle to further an unlawful activity; or
88(d) The person against whom the defensive force is used is
89a law enforcement officer, as defined in s. 943.10(14), who
90enters or attempts to enter a dwelling, residence, or vehicle in
91the performance of his or her official duties and the officer
92identified himself or herself in accordance with any applicable
93law or the person using force knew or reasonably should have
94known that the person entering or attempting to enter was a law
95enforcement officer.
96(3) A person, not engaged in an unlawful activity, who is
97attacked in any other place where he or she has a right to be
98has no duty to retreat and has the right to stand his or her
99ground and meet force with force, including deadly force if he
100or she reasonably believes it is necessary to do so, to prevent
101death or great bodily harm to himself, herself, or another or to
102prevent the commission of a forcible felony.
103(4) A person who unlawfully and by force enters or
104attempts to enter a person's dwelling, residence, or occupied
105vehicle is presumed to do so with the intent to commit an
106unlawful act involving force or violence.
107(5) As used in this section, the term:
108(a) "Dwelling" means a building or conveyance of any kind,
109including any attached porch, whether the building or conveyance
110is temporary or permanent, mobile or immobile, that has a roof
111over it, including a tent, and is designed to be occupied by
112people lodging therein at night.
113(b) "Residence" means a dwelling in which a person resides
114either temporarily or permanently or is visiting as an invited
115guest.
116(c) "Vehicle" means a conveyance of any kind, whether or
117not motorized, which is designed to transport people or
118property.
119Section 2. Section 776.012, Florida Statutes, is amended
120to read:
121776.012 Use of force in defense of person.--A person is
122justified in using the use of force, except deadly force,
123against another when and to the extent that the person
124reasonably believes that such conduct is necessary to defend
125himself or herself or another against the such other's imminent
126use of unlawful force. However, a the person is justified in the
127use of deadly force and does not have a duty to retreat only if:
128(1) He or she reasonably believes that such force is
129necessary to prevent imminent death or great bodily harm to
130himself or herself or another or to prevent the imminent
131commission of a forcible felony; or
132(2) Under those circumstances permitted pursuant to s.
133776.013.
134Section 3. Section 776.031, Florida Statutes, is amended
135to read:
136776.031 Use of force in defense of others.--A person is
137justified in the use of force, except deadly force, against
138another when and to the extent that the person reasonably
139believes that such conduct is necessary to prevent or terminate
140the such other's trespass on, or other tortious or criminal
141interference with, either real property other than a dwelling or
142personal property, lawfully in his or her possession or in the
143possession of another who is a member of his or her immediate
144family or household or of a person whose property he or she has
145a legal duty to protect. However, the person is justified in the
146use of deadly force only if he or she reasonably believes that
147such force is necessary to prevent the imminent commission of a
148forcible felony. A person does not have a duty to retreat if the
149person is in a place where he or she has a right to be.
150Section 4. Section 776.032, Florida Statutes, is created
151to read:
152776.032 Immunity from criminal prosecution and civil
153action for justifiable use of force.--
154(1) A person who uses force as permitted in s. 776.012, s.
155776.013, or s. 776.031 is justified in using such force and is
156immune from criminal prosecution and civil action for the use of
157such force, unless the person against whom force was used is a
158law enforcement officer, as defined in s. 943.10(14), who was
159acting in the performance of his or her official duties and the
160officer identified himself or herself in accordance with any
161applicable law or the person using force knew or reasonably
162should have known that the person was a law enforcement officer.
163As used in this subsection, the term "criminal prosecution"
164includes arresting, detaining in custody, and charging or
165prosecuting the defendant.
166(2) A law enforcement agency may use standard procedures
167for investigating the use of force as described in subsection
168(1), but the agency may not arrest the person for using force
169unless it determines that there is probable cause that the force
170used was unlawful.
171(3) The court shall award reasonable attorney's fees,
172court costs, compensation for loss of income, and all expenses
173incurred by the defendant in defense of any civil action brought
174by a plaintiff if the court finds that the defendant is immune
175from prosecution as provided in subsection (1).
176Section 5. This act shall take effect October 1, 2005.

résistance
|| Pan, 10:24 AM || link || (5) commentaires |